Exposition. Exhibition black side
"New York. Un monde en marche. Photos d'identités".
"New York. Power walks. Photos I.D. "
   

sur le site "L'oeil de la photographie"

on "The eye of Photography"
Une interrogation festive sur l'immigration et l'ethnicité avec une scénographie originale
Interview dans ouest-France

"New York en marche"
"Photos d'identités"

Cela faisait des années que j’avais ce projet  en tête. L’actualité dramatique m’a poussé à agir rapidement. 
J’ai voulu construire ce projet comme une interrogation festive et positive sur l’identité et l'immigration.  Voici des parades tribales, iconoclastes, "gay", joyeuses.
Des images d’espoir... 
Je n’avais surtout pas envie de faire un accrochage traditionnel, avec de jolies photos encadrées.
J’ai donc monté cette présentation, comme une vraie manifestation de rue… En entrant dans la salle d’exposition, c’est une foule en marche qui accueille le visiteur. Des dizaines d’individus toutes ethnies et couleurs confondues, vous regardent droit dans les yeux, 
Les photos sont imprimées sur des bâches à taille humaine (1mx1m) et sont suspendues au plafond par des fils de nylon invisibles. Les  images semblent  tomber  du ciel, un peu comme dans les anciens vestiaires des mines de charbon. Le visiteur s’avance au milieu de ces personnages, comme dans une manifestation en se glissant entre images, quand il a  dépassé  ce cortège  en noir et blanc. il se retourne, et découvre alors, au dos des images, une autre foule en couleurs cette fois, qui arbore fièrement
" Les couleurs  de l’Amérique" 

Entretien avec Véronique CONSTANCE publié dans Ouest-France

L’installation photographique de Michel Setboun. Une interrogation festive sur l’identité et l’immigration. Un avant-goût du festival Photoreporter.

Vous avez choisi d’évoquer New York à travers ses parades. Pour quelle raison ?

Quand Alexandre Solacolu, directeur du festival Photoreporter, et Saint- Brieuc expo congrès m’ont sollicité pour une exposition, j’aurais pu partir sur quelque chose de plus classique, mais ça ne m’intéressait pas. On s’arrête souvent sur la surface des choses. Mes reportages m’ont souvent amené à New York. D’où l’idée, d’en réaliser un, un jour, sur les parades. Elles représentent une expression forte et revendicative des communautés ethniques, iconoclastes, festives, etc. qui font New York. Chinois, Irlandais, Indiens, Ecossais, Portoricains, Haïtiens, gay, vétérans, hommes d’affaire… À ce jour, on en dénombre environ une centaine. L’actualité récente, sur les migrants, m’a incité à concrétiser ce travail.

Combien de temps avez-vous mis pour le mener à bien ?

J’ai démarré ce projet en parallèle de mes différents reportages newyorkais. Ce travail sur les parades s’est étalé sur cinq années. La sélection n’a pas été facile. On était parti sur 90 clichés, je n’ai pu en installer que 75 dans la rotonde. Car j’avais pris le parti de faire des tirages sur des bâches à taille humaine.

À ce propos, quelques mots sur la mise en scène ?

Je ne voulais surtout pas d’une installation classique, j’ai donc pris en charge de A à Z la mise en scène. Je voulais quelque chose de puissant, qui accroche direct le visiteur. D’où l’idée de recréer, à travers ces grands formats suspendus à une structure métallique, une foule en marche dans la rue.

Pourquoi avoir pris le parti de deux expos dans une : une en noir et blanc et l’autre en couleur ?

Pour le côté ethnicité et identité, je trouve le noir est blanc plus puissant. La couleur se prête mieux au côté festif et fait mieux ressortir le drapeau étoilé des États-Unis.

Ce travail diffère de celui mené ces trois dernières décennies. Pour moi, le métier de photojournaliste tel que je l’ai vécu est mort, pour une raison simple : très peu de journaux assurent aujourd’hui la production de ces reportages. J’ai mis un point final à ma carrière de photojournaliste. Ici, j’ai voulu monter ce projet comme une interrogation festive et positive sur l’identité et l’immigration. Un contre-pied aux images morbides, anxiogènes qui circulent depuis des mois.

Jusqu’au 15 Octobre, foire-exposition, parc des expositions de Saint Brieuc

 

La première présentation grandeur nature de ce projet aura  lieu à
Saint Brieuc le 12 septembre 2015
parc des expositions.
 
   
   
   

Exhibition. installation. September 12th 2015